Chaque été, j’aime me fixer un objectif d’apprentissage, je trouve que la période s’y prête bien, avec normalement un peu de vacances dedans.
Il y a deux ans, j’avais fait beaucoup de patronage, finalisé mon corsage de base et joué avec les patrons Draft at Home et Haslam.
L’année dernière, j’avais commencé la dentelle aux fuseaux.
Cette année, j’avais envie d’appendre à filer du coton et enfin utiliser l’un des fuseaux que j’ai acheté il y a fort longtemps. Jusque là, je n’avais jamais trop aimé filer au fuseau, je trouvais ça long, pas pratique et pas assez régulier.
Quant au coton, j’en avais trois petits sacs en stock, achetés je ne sais plus quand je ne sais plus où (j’ai un vrai problème de conservation de certaines informations). Renseignements pris, filer du coton nécessite beaucoup de torsion car la fibre est très courte. Or mon fidèle rouet Joy ne va pas assez vite pour mettre suffisamment de torsion. De plus, j’avais envie d’un projet qui puisse m’accompagner en vacances, ce n’était pas le cas de mon rouet.

J’ai donc ressorti des profondeurs de mes affaires de filage ce magnifique petit fuseau acheté encore une fois je ne sais plus quand et je ne sais plus chez qui (peut-être Golding Fiber Tools). Je sais qu’il est beau, qu’il est petit et qu’il tourne vite. Il était encore dans le sac de mélange mérinos et soie Uncommon Thread acheté en 2011 et toujours pas fini de filer 🙄.

Le coton est de couleur naturelle, non blanchi, avec encore des petits éléments du végétal, qu’il faut enlever avant de filer. J’ai assez vite accroché et j’aime beaucoup désormais filer ce coton, je veille à lui ajouter de la torsion pour qu’il ne casse pas avant de l’embobiner sur la tige du fuseau.
Juste avant de partir en vacances, je me suis dit qu’il leur fallait un petit sac. Chose faite en une après-midi avec des tissus du stock et un patron adapté du livre de Aneela Hoey « Stitched Sewing Organizers ». Je n’ai conservé qu’une poche extérieure. A la place du thermocollant ouaté j’ai pris de l’intissé non thermocollant que j’ai fixé au tissu avec de longues surpiqûres de couleur contrastante.

C’était un peu galère à coudre mais ça n’a pas duré trop longtemps et surtout je me suis abstenue d’utiliser le fer à repasser vu les températures au moment de sa réalisation.

Les petites poches extérieures ne servent pas qu’à placer mon téléphone ou un mouchoir, je peux y insérer mon fuseau pour qu’il se dévide gentiment sans rouler partout.

Au début et notamment parce que je n’étais pas à la maison, j’avais fait des petites boules avec mon fil célibataire mais je pense que ça va être pénible au moment du retors. J’ai donc créé des canettes en carton à base de rouleaux de papier toilette coupés en 4, humidifiés puis roulés en petits tubes. Ils se positionnent parfaitement sur ma canetière et attendront sagement ainsi que j’aie fini de tout filer.

Ou pas. Idéalement il aurait fallu que je numérote mes canettes mais j’ai oublié. J’ai fini de filer le premier des trois sacs et je viens d’attaquer le deuxième. Je ne sais pas encore si je vais retordre ce que j’ai déjà ou si j’attends d’avoir tout filé. Très honnêtement, je ne sais même pas ce que je vais faire de ce fil.
Je ne sais plus combien de coton j’ai au total, j’ai dû le peser à un moment mais je n’ai rien noté encore une fois. Et je n’ai aucune idée de la longueur de ce que je suis en train de filer. Bref, tout ça est bien flou, je ferai peut-être des échantillons en retors deux brins et trois brins pour voir comment ça rend. Pourquoi pas en tisser de quoi me faire une petite sacoche ?
Pour l’instant, la question est surtout de savoir comment je vais continuer à filer avec ce fichu canal carpien !