Projets et inspirations

Ça fait encore bien longtemps que je n’ai pas posté ici, mais j’ai une bonne excuse, un projet immobilier qui m’a pompé toute mon énergie et tout mon temps. J’ai souffert de ne pas pouvoir revenir aux arts du fil, j’ai à peine tricoté pendant tout ce temps. Je suis d’ailleurs embêtée avec un problème de canal carpien, qui fait que je peux faire à peine un ou deux rangs à la fois.

Cela ne m’empêche pas d’avoir pas mal de projets en tête, comme souvent. J’ai quand même pu cet été commencer la dentelle aux fuseaux, que j’ai mise de côté assez vite pour les raisons invoquées ci-dessus. J’ai l’intention de reprendre et de poursuivre avec le cours disponible sur Artesane. Je me suis équipée avec des fuseaux, des épingles à dentelle, du fil au chinois, un piquoir et un enfonce-épingles. Mon objectif est d’arriver à faire des galons pour pouvoir les intégrer dans des robes ou des chemises.

En terme de projets de couture, j’ai commencé un panneau Milanote qui va m’aider à suivre leur déroulement via les différentes étapes. J’adore planifier, et Milanote permet d’avoir de jolis tableaux, avec les liens, quelques images et les informations importantes. Dans les trois projets du premier trimestre, j’ai prévu le manteau Tosti de Waffle Patterns, que je voudrais faire dans un tissu un peu imperméable kaki avec une doublure en fausse fourrure. J’ai acheté le patron, mais j’en suis à l’étape où je dois trouver le tissu qui convient à un prix raisonnable.

J’envisage aussi une chemise à manches longues, avec le modèle Night Train, de Mimoï Patterns, je n’ai pas encore choisi le tissu, ni acheté le patron d’ailleurs.

De la même créatrice, j’aimerais beaucoup faire une robe Bovary, là non plus, je n’ai pas encore acheté le patron, ni commencé à chercher le tissu.

Le patron de manteau est chouette, mais je pense que je devrais commencer par quelque chose d’un peu plus simple et d’un peu plus court, et il y a des gros manque dans ma garde-robe, notamment des robes, des jupes et des hauts élégants. J’en ai marre de vivre en T-shirt.

Côté inspiration, j’ai vu dans une boutique une très belle veste en velours brodé. Je n’ai pris qu’une seule photo, je la trouve magnifique, et j’aimerais bien pouvoir m’en inspirer. Ce sera vraisemblablement un projet à long terme, car la broderie là-dessus devrait m’occuper longuement, vu que je n’ai pas de machine qui fait de point chaînette.

Podcast épisode 3 – Patronage de pantalon

Bienvenue dans ce nouvel épisode, aujourd’hui, c’est patronage/modélisme, axé sur les pantalons, pour faire suite au billet précédent.

https://creators.spotify.com/pod/show/sophie8667/episodes/Episode 3 – Patronage de pantalon-e32bur6

Au générique, par ordre d’apparition pendant l’épisode : 

— Retrouvez-moi sur⁠⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠⁠instagram ⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠et sur⁠⁠⁠⁠ ⁠⁠⁠⁠mon blog⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠⁠

— Musique : Cool Change by Mr Smith, Free Music Archive, CC BY —

Mes nombreux pantalons

Je suis venue à bout de la partie pantalons de la formation modélisme que je suis en ligne auprès de Bérénice (The French Seamstress). Apres 5 ou 6 toiles, beaucoup de persévérance et un nombre incroyable d’enfilage et désenfilage de pantalons, je suis arrivée à une version qui me convient.

Elle n’est pas parfaite à mes yeux, l’ajustement pourrait être mieux mais je pense que c’est dû largement au fait que je porte des pantalons – surtout des jeans – avec de l’elasthanne depuis de nombreuses années et cela a forcément influencé la façon donc je pense qu’un pantalon doit m’aller et le ressenti au porté. Je dois donc me déshabituer de ces sensations et de ce visuel pour quand je porte un pantalon fait dans un tissu non extensible.

Au dernier épisode, j’avais fini mes toiles et m’apprêtais à me lancer dans une vraie version, complète, à partir de deux tissus de chez Toto.

V1 : bengaline vert tilleul

Que dire… ce tissu très extensible dans le sens vertical à forcément donné un résultat bizarre et tout faussé. C’était une mauvaise idée de commencer avec un tissu comme ça, le résultat était moche. Au moins le pantalon était très confortable. Mais depuis je me suis contentée de récupérer le zip et poubelle. Pas ouf comme façon de procéder mais on apprend de ses erreurs.

V2 : tissu 100% coton marron

Toujours de chez Toto : fines rayures plus claires, très doux au toucher. Pas mal mais je pense que je ne le mettrai pas souvent, pour deux raisons :

  • Le patron nécessitait quelques ajustements que j’ai découverts suite à cette version. Le fit ne me convient pas tout à fait.
  • Je ne porte pas de marron. Je sais, pourquoi acheter du tissu marron dans ce cas ? Eh bien je savais au fond de moi que ce n’était pas des versions finalisées donc ce n’était pas grave
Trop court !!

V3 : sergé 100% coton kaki

Celui-ci (et le suivant) vient de chez tissus.net. Un peu lourd, pas extensible du tout. Version pas mal mais ça poche quand même au fil des jours, et c’est peu esthétique.

Sur cette version, j’ai laissé la hauteur de fourche dos un peu trop haute, je passe mon temps à la remonter.

V4 : sergé 100% coton noir

Pour cette version, j’ai réduit la hauteur dos et surtout j’ai intégré des poches passepoilées au dos.

Au niveau de la construction, je dois encore faire des progrès, d’ailleurs un de mes passepoils a décidé de se faire la malle sur l’endroit. Quand je m’assieds et me relève, une partie du fond de poche a envie de sortir par l’ouverture, ça lui fait une sorte de hernie, c’est peu esthétique. donc soit je condamne la poche, ce qui est un peu con, soit je prévois pour les prochaines versions une bride et un bouton, comme on en voit sur les chinos du commerce.

De manière générale sur toutes ces versions, je dois améliorer la forme de la jambe, qui fait un peu trop poteau en l’état. Ce n’est pas facile parce que ça se joue à quelques millimètres à chaque fois. Je dois aussi les rallonger parce qu’elles restent un peu courtes.

V5 : gabardine stretch terracotta

Tissu de Lise Tailor acheté au Ch’ti bazar à 24€/m. C’était un pari, ayant toujours été déçue des tissus avec elasthanne achetés en vue de faire des pantalons. en discutant avec l’une des vendeuses, elle m’a dit qu’il était de bonne tenue, à condition de le laver en dessous de 40° et avec un essorage le plus doux possible.

Le tissu est très doux, un peu épais (trop chaud pour l’été par exemple) et il a l’air de bien tenir, même s’il se détend un peu.

Mes poches passepoilées sont mieux réussies, le besoin de bride et de bouton se fait moins ressentir.

Pour un autre pantalon avec du stretch, il faudra adapter le patron pour le rétrécir en largeur puisqu’il devrait être un peu plus serré dès le premier porté.

Bilan

Après x toiles et 5 pantalons, je vais faire une petite pause dans la réalisation de futals. Le bon côté, c’est que je sais les monter les yeux fermés, enfin sans explications, des poches passepoilées à la braguette. J’ai beaucoup appris au fil de ces trois mois consacrés au pantalon, et notamment que j’étais capable de recommencer encore et encore. Ténacité !

Je vais maintenant retourner à mi ensemble pyjama/robe de chambre en viscose, la robe de chambre est bientôt finie : il me reste à poser les poches et faire l’ourlet. Ensuite, je ferai le haut de pyjama, il y a un peu plus de taf et surtout je vais devoir suivre les instructions 🙂

Après ça, je vais faire mon manteau de demi-saison (une réplique de celui que je me suis fait en 2020 mais qui est devenu trop petit) en coton natté de chez Cousette.

Et enfin, ensuite, je vais devoir m’atteler à la réalisation de nouveaux soutien-gorge parce que les précédents sont aussi devenus trop petits.

Pendant ce temps en tricot

J’ai fini le pull Strange Brew (article à venir) et je peux enfin attaquer le magnifique alpaga que j’ai filé moi-même 😍

C’est un alpaga peigné que j’ai obtenu en 2008, en échange de traductions de modèles de tricot pour l’élevage Farrlacey. J’en ai donné beaucoup mais je m’en suis gardé un peu, et je me suis décidée à attaquer ces 500 g.

Au final ça ne fait pas tant que ça, j’ai filé finement trois brins retordus et j’obtiens environ 1140 m. Un peu plus gros qu’un fil à chaussette.

Pour le rentabiliser, je le tricote en 3,75 mm pour avoir un rendu aéré et si possible pouvoir faire un pull. J’ai jeté mon dévolu sur le modèle Buckwheat de Veera Valimaki. Mon échantillon ne correspond pas à celui du modèle mais la différence n’est pas énorme, je peux donc me contente de changer de taille.

Pour un tour de poitrine réel de 99 cm, je tricote la taille M.

J’adore les petites bulles qui se forment à la surface de la fibre

On poursuit dans le modélisme !

Comme prévu initialement quand je me suis à la formation modélisme de Bérénice, The French Seamstress, je me suis attaquée au pantalon ! Pas une mince affaire, j’ai patronné deux bases différentes, fait plusieurs versions de chaque, mais je suis arrivée à un résultat qui convient à Bérénice. À moi un peu moins parce que j’aurais voulue que ce soit parfait sur la toile mais c’est peut-être irréaliste 🙂

Après un gentil coup de pied aux fesses, il était temps de se lancer. J’avoue qu’après presque 4 jours complets de modélisme, j’avais besoin de faire une pause.

Palate cleanser : un ensemble pyjama- robe de chambre

Je reviendrai plus tard sur ce gros projet (7 m de tissu quand même), mais tout ça pour dire que je me suis changé les idées du modélisme avec ce projet qui part en majorité de patrons existants, déjà testés, donc pour lesquels je n’ai pas besoin de faire d’ajustements parce que jpp des ajustements.

En ce dimanche 23 février, ce projet est gentiment en cours, les pièces sont coupées. Je réfléchis à ce que je vais mettre comme passepoil, il me faut du bleu marine ou du beige pour aller avec le motif et je dois trouver de la cordelette. Je vais tenter de créer une cordelette du bon diamètre avec trois fils que je vais retordre au rouet.

J’ai envie de prendre mon temps pour ce projet, faire des belles finitions, parce que je souhaite que cet ensemble m’accompagne un moment.

Autre palate cleanser : la housse de planche à repasser

J’ai une mini planche à repasser de chez IKEA bien pratique et il était temps de remplacer sa housse. C’est pas l’éclate comme projet mais au moins c’est fait ! J’ai pris un tissu issu du stock de ma mère, un coton rayé rose et blanc – je le souviens bien d’une jupe qu’elle portait faite avec ce tissu au début des années 90 😊. Cette couleur c’est pas trop ma tasse de thé mais ces rayures ont le bon goût de faire 1 cm de large, voilà qui sera pratique pour le repassage !

Retour à nos moutons : modélisme

Bref tout ça pour dire que je le suis lancée hier dans la confection de mon premier pantalon à partir de ma base TFS. J’ai envie d’un genre de chino, avec les modifications suivantes :

  • Une hauteur un peu au-dessus de la ligne de bassin
  • Une ceinture en forme de 4 cm de haut
  • Des poches italiennes, peut-être avec empiècement

Pour la largeur de pantalon, je me suis basée sur des patrons existants : j’ai pris tous mes patrons Ottobre et j’ai mesuré la largeur au genou et à l’ourlet, en séparant le dos et le devant. Au fil des ma collecte, je me suis dit que c’était mieux avec les indications de tissu. Idéalement il faudrait que je reprenne tous mes patrons pour compléter l’info. Une autre fois..

Test aujourd’hui avec un tissu trouvé en soldes chez Toto, une Bengaline en viscose, polyamide et élasthanne. Ce tissu a l’étrange particularité d’être pas du tout extensible à contrefil et très extensible dans le droit fil. Affaire à suivre…

DAH 1047 – une blouse des années 30

Je me suis enfin lancée dans la couture vintage ! Avec une entrée dans les années 1930, qui me paraissent les plus faciles à intégrer dans ma garde-robe. Je suis tombée en amour pour ce haut dont le patron est vendu chez Mrs Depew pour 7,95 $.

C’est un patron de la série Draft-at-Home, qui fonctionne sur le même principe que la Coupe d’Or et Lutterloh. Vous avez un patron en réduction (ici il fait 10 cm de côté) et à l’aide de règles fournies différentes selon votre taille, vous allez agrandir le patron pour obtenir un patron à l’échelle 1:1. Merci l’homothétie !

N’est-ce pas trop chou ?

Le modèle 1047

Tout ce que je sais de ce haut, c’est l’image d’illustration : il n’y a pas de vue de dos. Le patron comprend les pièces suivantes – et uniquement celles-ci : devant, dos, manche, col, pan. Il y a donc des parties non incluses : instructions, poignets, système de fermeture.

Il y aura donc une série de décisions à prendre !

Le traçage du patron

  • Plastifier le modèle à taille réduite et l’installer sur du carton
  • Se positionner au bord. Utiliser la bonne règle
  • Repérer les points et les croix
  • Tracer les contours, les lignes intérieures et les repères
  • Ajouter le nom des pièces et le droit fil quand on le connaît
  • Ajouter des marges de couture

Premières vérifications

Avant même de couper une version test, il faut absolument vérifier les tracés et les correspondances de couture, vérifier les lignes de couturage (trueing), ajouter des repères, compléter les droits fil quand on ne les avait pas, indiquer le nombre de pièces à couper et si c’est sur la pliure.

Ensuite, il faut élaborer l’ordre de la couture : ici d’abord les pinces des manches, plis des manches, assemblage des différentes pièces devant et dos, réalisation de l’ouverture dos, assemblage dos-manche-devant-manche au raglan, assemblage des côtés, pose du col, pose des poignets.

Avant même de faire une toile, je sais que je dois faire quelques premières modifications : je sais d’avance que la manche ne sera pas assez large au biceps, il manque 4 cm. Le tuto de 5 out of 4 patterns sur YouTube pour un full bicep adjustment va m’aider à y remédier.

Version test

J’ai fait ma toile dans un tissu de drap housse très dense et sans aucun stretch mécanique, pas mal pour voir les défauts. Je peux constater quelques problèmes : le corps est trop court et pas assez large en bas, les pinces de manche sont trop rectilignes. Je peux quand même valider les poignets et le système de fermeture.

Il ne me reste qu’à reporter ces modifications sur le patron et créer de nouvelles pièces dos et devant.

Et la version finie !

Pour ma version finie, j’ai choisi un tissu de mon stock, venant de ma mère, c’est un crêpe de polyester, qui ne marque pas du tout les plis au repassage mais qui en revanche prend bien les impressions de fer à repasser si c’est un poil trop chaud.. Sinon, c’est un tissu suffisamment lourd et surtout assez fluide pour correspondre à ce que j’envisageais.

Je suis super contente du résultat, je trouve que ce haut passe tout à fait inaperçu pour un patron vintage mais qu’il présente quand même des éléments originaux : les découpes à angle droit sont caractéristiques de cette période, on en retrouve absolument partout dans les années 30 et 40.

J’adore aussi les manches 3/4 bouffantes, j’aime le volume qu’elles apportent !

Je ne pense pas que je le referai, il y a tant d’autres chouettes patrons à explorer. Côté vintage, j’espère que mon prochain projet sera un projet Haslam !

Jupe de base TFS v2

Après la première version du bloc de base, j’ai quelques modifications à apporter :

  • 2 pinces devant, c’est trop pour moi
  • les pinces devant doivent être raccourcies à 11 cm de haut
  • les pinces dos doivent être rallongées à 16 cm de haut
Jupe de base TFS v2
à gauche, v1 – à droite, v2

c’est pas encore ça : ma ligne de taille n’est plus horizontale, la ligne de côté est inclinée vers l’arrière en haut et vers l’avant en bas

Modélisme again ! jupe de base TFS v1

Après mes réflexions sur le modélisme dans mon dernier podcast, celui qui traitait de la jupe en laine que j’ai patronnée moi-même, je suis tombée sur le compte Instagram de Bérénice Joyeux, the French Seamstress. C’était sur un post où elle expliquait les modifications de la fourche dos pour un pantalon et j’ai trouvé ça extrêmement clair, j’ai beaucoup aimé le ton qu’elle a employé.

Dans mon commentaire, je disais OK c’est très bien, mais comment on fait pour avoir une super base de patron. Et c’est là qu’elle m’a répondu qu’elle avait une formation en ligne pour apprendre à créer ses blocs de base et faire des transformations.

Ce que je trouve amusant, c’est que je suis tombé sur son post le lendemain ou le surlendemain de la publication du podcast où je déplorait l’absence de formation en ligne, enfin pas forcément l’absence, mais que je n’avais pas trouvé ce qui me convenait. Après quelques échanges avec Bérénice, et quelques ours de réflexion, je me suis lancée et j’ai acheté la formation complète, soit les blocs de base et les transformations. Ce n’est pas tout à fait donné, ça m’a coûté 210 €, mais j’espère que c’est un bon investissement.

Ça fait partie de mes projets 2025 (voir le billet précédent) et je m’y suis donc attelée la semaine dernière en commençant par prendre mes mesures.

La prise de mesures ce n’est jamais un très bon moment, surtout quand on a pris un peu de volume, ce qui est mon cas en ce moment. Mais bon, il faut l’accepter, et garder à l’esprit l’objectif qui est d’avoir des vêtements qui sont à ma taille, peu importe le chiffre qui est derrière. Mon projet central est d’arriver à avoir un pantalon mettable pour le printemps.

Après donc cette prise de mesures, je me suis attelée aujourd’hui à la création du bloc de base pour la jupe. Rien d’extraordinaire, on part du tour de bassin, et du tour de taille, on place les pinces, dans mon cas, cinq pinces au total.

La toile est faite dans un vieux drap de coton. J’ai décidé de faire une couture milieu dos pour pouvoir y insérer une fermeture à glissière invisible.

Ready! Évidemment c’est le jour où mon fer a décidé de se vider sur mon papier à patron
Hauteur de jupe60 cm
1/4 tour de bassin32 cm
1/4 tour de taille 22.5 cm
Hauteur taille-petites hanches11 cm
Hauteur taille-bassin27 cm

v0 : je me suis trompée dans mes mesures et j’ai pris le tour de petites hanches pour faire mon patron – évidemment c’est trop petit !!

v1 : la toile issue du patron refait