Je poursuis ma reprise de la dentelle aux fuseaux avec le cours en ligne de Marie Gonsolin-Capelle sur Artesane.
Premier exercice en vrai : un galon pied Cluny. Il se fait avec 5 paires de fuseaux dont une paire de meneurs (appelés aussi voyageurs dans d’autres sources).
Pour cet exercice et les suivants, je prévois de faire un premier morceau de galon en coton à broder – un peu plus épais – afin de bien voir le trajet des fils. Puis un deuxième morceau de galon en fil dentelle Au Chinois, plus fin donc.
En fil de broderie Vue de près en fil de broderieEn fil dentelle Vue de près en fil dentelle
Dans cet exercice, on réalise deux fois la série tourner-croiser-tourner, puis deux torsions au milieu pour former un jour, et à nouveau deux fois la série tourner-croiser-tourner. On termine la ligne par deux torsions des meneurs (en rouge sur le premier morceau et en vert foncé sur le second) avant de piquer l’épingle de côté. On n’oublie pas de bien tendre son ouvrage ! Comme dans beaucoup de travaux d’aiguilles, la tension est importante.
On voit bien que les fuseaux non-meneurs ne bougent pas dans ce galon, ils sont bien verticaux.
Je me suis récemment lancée dans l’apprentissage de la dentelle au fuseau. Non pas que je sois absolument fan de des produits finis, mais la technique me paraît tout à fait passionnante !
Au fil de mes lectures et promenades sur Internet, j’ai tout de même trouvé quelques modèles qui me plairaient : des modèles de galon à poser en bordure d’une blouse ou en jour.
Dans ce cours, elle passe en revue plusieurs éléments, en commençant de rien. Classiquement, on commence par la présentation du matériel : le matériel obligatoire d’une part et le matériel facultatif dans un deuxième temps.
La leçon 2 se concentre sur les gestes de base : bobiner les fuseaux, monter son carreau, préparer son modèle, lire et comprendre les symboles des modèles, et les points de base. Ensuite, il y a plusieurs galons proposés.
J’ai donc commencé à collecter le matériel nécessaire, j’ai acheté sur Leboncoin des fuseaux (il y en a des quantités folles). J’ai commencé avec ce que j’avais comme fil en stock, principalement du mouliné DMC. J’ai aussi acheté des épingles spécial dentelles, un piquoir et un enlève épingle pour me faciliter la vie. Enfin j’ai acheté l’adhésif bleu qui sert de fond et qui est quand même bien pratique.
Pour le carreau avec ma mère on a regardé chez elle ce qui pouvait servir. Une plaie de Styrodur, un drap de laine épais, un tissu uni assez terne mais qui ne perturbe pas l’œil et c’était parti.
Voici quelques uns de mes premiers essais de l’été dernier.
Je dois malheureusement reprendre les bases, n’ayant pas touché aux fuseaux depuis le mois d’août et n’ayant pas suffisamment pratique pour avoir déjà tout mémorisé.
Ça fait encore bien longtemps que je n’ai pas posté ici, mais j’ai une bonne excuse, un projet immobilier qui m’a pompé toute mon énergie et tout mon temps. J’ai souffert de ne pas pouvoir revenir aux arts du fil, j’ai à peine tricoté pendant tout ce temps. Je suis d’ailleurs embêtée avec un problème de canal carpien, qui fait que je peux faire à peine un ou deux rangs à la fois.
Cela ne m’empêche pas d’avoir pas mal de projets en tête, comme souvent. J’ai quand même pu cet été commencer la dentelle aux fuseaux, que j’ai mise de côté assez vite pour les raisons invoquées ci-dessus. J’ai l’intention de reprendre et de poursuivre avec le cours disponible sur Artesane. Je me suis équipée avec des fuseaux, des épingles à dentelle, du fil au chinois, un piquoir et un enfonce-épingles. Mon objectif est d’arriver à faire des galons pour pouvoir les intégrer dans des robes ou des chemises.
En terme de projets de couture, j’ai commencé un panneau Milanote qui va m’aider à suivre leur déroulement via les différentes étapes. J’adore planifier, et Milanote permet d’avoir de jolis tableaux, avec les liens, quelques images et les informations importantes. Dans les trois projets du premier trimestre, j’ai prévu le manteau Tosti de Waffle Patterns, que je voudrais faire dans un tissu un peu imperméable kaki avec une doublure en fausse fourrure. J’ai acheté le patron, mais j’en suis à l’étape où je dois trouver le tissu qui convient à un prix raisonnable.
J’envisage aussi une chemise à manches longues, avec le modèle Night Train, de Mimoï Patterns, je n’ai pas encore choisi le tissu, ni acheté le patron d’ailleurs.
De la même créatrice, j’aimerais beaucoup faire une robe Bovary, là non plus, je n’ai pas encore acheté le patron, ni commencé à chercher le tissu.
Le patron de manteau est chouette, mais je pense que je devrais commencer par quelque chose d’un peu plus simple et d’un peu plus court, et il y a des gros manque dans ma garde-robe, notamment des robes, des jupes et des hauts élégants. J’en ai marre de vivre en T-shirt.
Côté inspiration, j’ai vu dans une boutique une très belle veste en velours brodé. Je n’ai pris qu’une seule photo, je la trouve magnifique, et j’aimerais bien pouvoir m’en inspirer. Ce sera vraisemblablement un projet à long terme, car la broderie là-dessus devrait m’occuper longuement, vu que je n’ai pas de machine qui fait de point chaînette.
Je suis venue à bout de la partie pantalons de la formation modélisme que je suis en ligne auprès de Bérénice (The French Seamstress). Apres 5 ou 6 toiles, beaucoup de persévérance et un nombre incroyable d’enfilage et désenfilage de pantalons, je suis arrivée à une version qui me convient.
Elle n’est pas parfaite à mes yeux, l’ajustement pourrait être mieux mais je pense que c’est dû largement au fait que je porte des pantalons – surtout des jeans – avec de l’elasthanne depuis de nombreuses années et cela a forcément influencé la façon donc je pense qu’un pantalon doit m’aller et le ressenti au porté. Je dois donc me déshabituer de ces sensations et de ce visuel pour quand je porte un pantalon fait dans un tissu non extensible.
Au dernier épisode, j’avais fini mes toiles et m’apprêtais à me lancer dans une vraie version, complète, à partir de deux tissus de chez Toto.
V1 : bengaline vert tilleul
Que dire… ce tissu très extensible dans le sens vertical à forcément donné un résultat bizarre et tout faussé. C’était une mauvaise idée de commencer avec un tissu comme ça, le résultat était moche. Au moins le pantalon était très confortable. Mais depuis je me suis contentée de récupérer le zip et poubelle. Pas ouf comme façon de procéder mais on apprend de ses erreurs.
V2 : tissu 100% coton marron
Toujours de chez Toto : fines rayures plus claires, très doux au toucher. Pas mal mais je pense que je ne le mettrai pas souvent, pour deux raisons :
Le patron nécessitait quelques ajustements que j’ai découverts suite à cette version. Le fit ne me convient pas tout à fait.
Je ne porte pas de marron. Je sais, pourquoi acheter du tissu marron dans ce cas ? Eh bien je savais au fond de moi que ce n’était pas des versions finalisées donc ce n’était pas grave
Trop court !!
V3 : sergé 100% coton kaki
Celui-ci (et le suivant) vient de chez tissus.net. Un peu lourd, pas extensible du tout. Version pas mal mais ça poche quand même au fil des jours, et c’est peu esthétique.
Sur cette version, j’ai laissé la hauteur de fourche dos un peu trop haute, je passe mon temps à la remonter.
V4 : sergé 100% coton noir
Pour cette version, j’ai réduit la hauteur dos et surtout j’ai intégré des poches passepoilées au dos.
Au niveau de la construction, je dois encore faire des progrès, d’ailleurs un de mes passepoils a décidé de se faire la malle sur l’endroit. Quand je m’assieds et me relève, une partie du fond de poche a envie de sortir par l’ouverture, ça lui fait une sorte de hernie, c’est peu esthétique. donc soit je condamne la poche, ce qui est un peu con, soit je prévois pour les prochaines versions une bride et un bouton, comme on en voit sur les chinos du commerce.
De manière générale sur toutes ces versions, je dois améliorer la forme de la jambe, qui fait un peu trop poteau en l’état. Ce n’est pas facile parce que ça se joue à quelques millimètres à chaque fois. Je dois aussi les rallonger parce qu’elles restent un peu courtes.
V5 : gabardine stretch terracotta
Tissu de Lise Tailor acheté au Ch’ti bazar à 24€/m. C’était un pari, ayant toujours été déçue des tissus avec elasthanne achetés en vue de faire des pantalons. en discutant avec l’une des vendeuses, elle m’a dit qu’il était de bonne tenue, à condition de le laver en dessous de 40° et avec un essorage le plus doux possible.
Le tissu est très doux, un peu épais (trop chaud pour l’été par exemple) et il a l’air de bien tenir, même s’il se détend un peu.
Mes poches passepoilées sont mieux réussies, le besoin de bride et de bouton se fait moins ressentir.
Pour un autre pantalon avec du stretch, il faudra adapter le patron pour le rétrécir en largeur puisqu’il devrait être un peu plus serré dès le premier porté.
Bilan
Après x toiles et 5 pantalons, je vais faire une petite pause dans la réalisation de futals. Le bon côté, c’est que je sais les monter les yeux fermés, enfin sans explications, des poches passepoilées à la braguette. J’ai beaucoup appris au fil de ces trois mois consacrés au pantalon, et notamment que j’étais capable de recommencer encore et encore. Ténacité !
Je vais maintenant retourner à mi ensemble pyjama/robe de chambre en viscose, la robe de chambre est bientôt finie : il me reste à poser les poches et faire l’ourlet. Ensuite, je ferai le haut de pyjama, il y a un peu plus de taf et surtout je vais devoir suivre les instructions 🙂
Après ça, je vais faire mon manteau de demi-saison (une réplique de celui que je me suis fait en 2020 mais qui est devenu trop petit) en coton natté de chez Cousette.
Et enfin, ensuite, je vais devoir m’atteler à la réalisation de nouveaux soutien-gorge parce que les précédents sont aussi devenus trop petits.
J’ai fini le pull Strange Brew (article à venir) et je peux enfin attaquer le magnifique alpaga que j’ai filé moi-même 😍
C’est un alpaga peigné que j’ai obtenu en 2008, en échange de traductions de modèles de tricot pour l’élevage Farrlacey. J’en ai donné beaucoup mais je m’en suis gardé un peu, et je me suis décidée à attaquer ces 500 g.
Au final ça ne fait pas tant que ça, j’ai filé finement trois brins retordus et j’obtiens environ 1140 m. Un peu plus gros qu’un fil à chaussette.
Pour le rentabiliser, je le tricote en 3,75 mm pour avoir un rendu aéré et si possible pouvoir faire un pull. J’ai jeté mon dévolu sur le modèle Buckwheat de Veera Valimaki. Mon échantillon ne correspond pas à celui du modèle mais la différence n’est pas énorme, je peux donc me contente de changer de taille.
Pour un tour de poitrine réel de 99 cm, je tricote la taille M.
J’adore les petites bulles qui se forment à la surface de la fibre
Comme prévu initialement quand je me suis à la formation modélisme de Bérénice, The French Seamstress, je me suis attaquée au pantalon ! Pas une mince affaire, j’ai patronné deux bases différentes, fait plusieurs versions de chaque, mais je suis arrivée à un résultat qui convient à Bérénice. À moi un peu moins parce que j’aurais voulue que ce soit parfait sur la toile mais c’est peut-être irréaliste 🙂
Après un gentil coup de pied aux fesses, il était temps de se lancer. J’avoue qu’après presque 4 jours complets de modélisme, j’avais besoin de faire une pause.
Palate cleanser : un ensemble pyjama- robe de chambre
Je reviendrai plus tard sur ce gros projet (7 m de tissu quand même), mais tout ça pour dire que je me suis changé les idées du modélisme avec ce projet qui part en majorité de patrons existants, déjà testés, donc pour lesquels je n’ai pas besoin de faire d’ajustements parce que jpp des ajustements.
En ce dimanche 23 février, ce projet est gentiment en cours, les pièces sont coupées. Je réfléchis à ce que je vais mettre comme passepoil, il me faut du bleu marine ou du beige pour aller avec le motif et je dois trouver de la cordelette. Je vais tenter de créer une cordelette du bon diamètre avec trois fils que je vais retordre au rouet.
J’ai envie de prendre mon temps pour ce projet, faire des belles finitions, parce que je souhaite que cet ensemble m’accompagne un moment.
Autre palate cleanser : la housse de planche à repasser
J’ai une mini planche à repasser de chez IKEA bien pratique et il était temps de remplacer sa housse. C’est pas l’éclate comme projet mais au moins c’est fait ! J’ai pris un tissu issu du stock de ma mère, un coton rayé rose et blanc – je le souviens bien d’une jupe qu’elle portait faite avec ce tissu au début des années 90 😊. Cette couleur c’est pas trop ma tasse de thé mais ces rayures ont le bon goût de faire 1 cm de large, voilà qui sera pratique pour le repassage !
Retour à nos moutons : modélisme
Bref tout ça pour dire que je le suis lancée hier dans la confection de mon premier pantalon à partir de ma base TFS. J’ai envie d’un genre de chino, avec les modifications suivantes :
Une hauteur un peu au-dessus de la ligne de bassin
Une ceinture en forme de 4 cm de haut
Des poches italiennes, peut-être avec empiècement
Pour la largeur de pantalon, je me suis basée sur des patrons existants : j’ai pris tous mes patrons Ottobre et j’ai mesuré la largeur au genou et à l’ourlet, en séparant le dos et le devant. Au fil des ma collecte, je me suis dit que c’était mieux avec les indications de tissu. Idéalement il faudrait que je reprenne tous mes patrons pour compléter l’info. Une autre fois..
Test aujourd’hui avec un tissu trouvé en soldes chez Toto, une Bengaline en viscose, polyamide et élasthanne. Ce tissu a l’étrange particularité d’être pas du tout extensible à contrefil et très extensible dans le droit fil. Affaire à suivre…
Je me suis enfin lancée dans la couture vintage ! Avec une entrée dans les années 1930, qui me paraissent les plus faciles à intégrer dans ma garde-robe. Je suis tombée en amour pour ce haut dont le patron est vendu chez Mrs Depew pour 7,95 $.
C’est un patron de la série Draft-at-Home, qui fonctionne sur le même principe que la Coupe d’Or et Lutterloh. Vous avez un patron en réduction (ici il fait 10 cm de côté) et à l’aide de règles fournies différentes selon votre taille, vous allez agrandir le patron pour obtenir un patron à l’échelle 1:1. Merci l’homothétie !
N’est-ce pas trop chou ?
Le modèle 1047
Tout ce que je sais de ce haut, c’est l’image d’illustration : il n’y a pas de vue de dos. Le patron comprend les pièces suivantes – et uniquement celles-ci : devant, dos, manche, col, pan. Il y a donc des parties non incluses : instructions, poignets, système de fermeture.
Il y aura donc une série de décisions à prendre !
Le traçage du patron
Plastifier le modèle à taille réduite et l’installer sur du carton
Se positionner au bord. Utiliser la bonne règle
Repérer les points et les croix
Tracer les contours, les lignes intérieures et les repères
Ajouter le nom des pièces et le droit fil quand on le connaît
Ajouter des marges de couture
Premières vérifications
Avant même de couper une version test, il faut absolument vérifier les tracés et les correspondances de couture, vérifier les lignes de couturage (trueing), ajouter des repères, compléter les droits fil quand on ne les avait pas, indiquer le nombre de pièces à couper et si c’est sur la pliure.
Ensuite, il faut élaborer l’ordre de la couture : ici d’abord les pinces des manches, plis des manches, assemblage des différentes pièces devant et dos, réalisation de l’ouverture dos, assemblage dos-manche-devant-manche au raglan, assemblage des côtés, pose du col, pose des poignets.
Avant même de faire une toile, je sais que je dois faire quelques premières modifications : je sais d’avance que la manche ne sera pas assez large au biceps, il manque 4 cm. Le tuto de 5 out of 4 patterns sur YouTube pour un full bicep adjustment va m’aider à y remédier.
Version test
J’ai fait ma toile dans un tissu de drap housse très dense et sans aucun stretch mécanique, pas mal pour voir les défauts. Je peux constater quelques problèmes : le corps est trop court et pas assez large en bas, les pinces de manche sont trop rectilignes. Je peux quand même valider les poignets et le système de fermeture.
Il ne me reste qu’à reporter ces modifications sur le patron et créer de nouvelles pièces dos et devant.
Et la version finie !
Pour ma version finie, j’ai choisi un tissu de mon stock, venant de ma mère, c’est un crêpe de polyester, qui ne marque pas du tout les plis au repassage mais qui en revanche prend bien les impressions de fer à repasser si c’est un poil trop chaud.. Sinon, c’est un tissu suffisamment lourd et surtout assez fluide pour correspondre à ce que j’envisageais.
Je suis super contente du résultat, je trouve que ce haut passe tout à fait inaperçu pour un patron vintage mais qu’il présente quand même des éléments originaux : les découpes à angle droit sont caractéristiques de cette période, on en retrouve absolument partout dans les années 30 et 40.
J’adore aussi les manches 3/4 bouffantes, j’aime le volume qu’elles apportent !
Je ne pense pas que je le referai, il y a tant d’autres chouettes patrons à explorer. Côté vintage, j’espère que mon prochain projet sera un projet Haslam !