DAH 1047 – une blouse des années 30

Je me suis enfin lancée dans la couture vintage ! Avec une entrée dans les années 1930, qui me paraissent les plus faciles à intégrer dans ma garde-robe. Je suis tombée en amour pour ce haut dont le patron est vendu chez Mrs Depew pour 7,95 $.

C’est un patron de la série Draft-at-Home, qui fonctionne sur le même principe que la Coupe d’Or et Lutterloh. Vous avez un patron en réduction (ici il fait 10 cm de côté) et à l’aide de règles fournies différentes selon votre taille, vous allez agrandir le patron pour obtenir un patron à l’échelle 1:1. Merci l’homothétie !

N’est-ce pas trop chou ?

Le modèle 1047

Tout ce que je sais de ce haut, c’est l’image d’illustration : il n’y a pas de vue de dos. Le patron comprend les pièces suivantes – et uniquement celles-ci : devant, dos, manche, col, pan. Il y a donc des parties non incluses : instructions, poignets, système de fermeture.

Il y aura donc une série de décisions à prendre !

Le traçage du patron

  • Plastifier le modèle à taille réduite et l’installer sur du carton
  • Se positionner au bord. Utiliser la bonne règle
  • Repérer les points et les croix
  • Tracer les contours, les lignes intérieures et les repères
  • Ajouter le nom des pièces et le droit fil quand on le connaît
  • Ajouter des marges de couture

Premières vérifications

Avant même de couper une version test, il faut absolument vérifier les tracés et les correspondances de couture, vérifier les lignes de couturage (trueing), ajouter des repères, compléter les droits fil quand on ne les avait pas, indiquer le nombre de pièces à couper et si c’est sur la pliure.

Ensuite, il faut élaborer l’ordre de la couture : ici d’abord les pinces des manches, plis des manches, assemblage des différentes pièces devant et dos, réalisation de l’ouverture dos, assemblage dos-manche-devant-manche au raglan, assemblage des côtés, pose du col, pose des poignets.

Avant même de faire une toile, je sais que je dois faire quelques premières modifications : je sais d’avance que la manche ne sera pas assez large au biceps, il manque 4 cm. Le tuto de 5 out of 4 patterns sur YouTube pour un full bicep adjustment va m’aider à y remédier.

Version test

J’ai fait ma toile dans un tissu de drap housse très dense et sans aucun stretch mécanique, pas mal pour voir les défauts. Je peux constater quelques problèmes : le corps est trop court et pas assez large en bas, les pinces de manche sont trop rectilignes. Je peux quand même valider les poignets et le système de fermeture.

Il ne me reste qu’à reporter ces modifications sur le patron et créer de nouvelles pièces dos et devant.

Et la version finie !

Pour ma version finie, j’ai choisi un tissu de mon stock, venant de ma mère, c’est un crêpe de polyester, qui ne marque pas du tout les plis au repassage mais qui en revanche prend bien les impressions de fer à repasser si c’est un poil trop chaud.. Sinon, c’est un tissu suffisamment lourd et surtout assez fluide pour correspondre à ce que j’envisageais.

Je suis super contente du résultat, je trouve que ce haut passe tout à fait inaperçu pour un patron vintage mais qu’il présente quand même des éléments originaux : les découpes à angle droit sont caractéristiques de cette période, on en retrouve absolument partout dans les années 30 et 40.

J’adore aussi les manches 3/4 bouffantes, j’aime le volume qu’elles apportent !

Je ne pense pas que je le referai, il y a tant d’autres chouettes patrons à explorer. Côté vintage, j’espère que mon prochain projet sera un projet Haslam !

Jupe de base TFS v2

Après la première version du bloc de base, j’ai quelques modifications à apporter :

  • 2 pinces devant, c’est trop pour moi
  • les pinces devant doivent être raccourcies à 11 cm de haut
  • les pinces dos doivent être rallongées à 16 cm de haut
Jupe de base TFS v2
à gauche, v1 – à droite, v2

c’est pas encore ça : ma ligne de taille n’est plus horizontale, la ligne de côté est inclinée vers l’arrière en haut et vers l’avant en bas

Modélisme again ! jupe de base TFS v1

Après mes réflexions sur le modélisme dans mon dernier podcast, celui qui traitait de la jupe en laine que j’ai patronnée moi-même, je suis tombée sur le compte Instagram de Bérénice Joyeux, the French Seamstress. C’était sur un post où elle expliquait les modifications de la fourche dos pour un pantalon et j’ai trouvé ça extrêmement clair, j’ai beaucoup aimé le ton qu’elle a employé.

Dans mon commentaire, je disais OK c’est très bien, mais comment on fait pour avoir une super base de patron. Et c’est là qu’elle m’a répondu qu’elle avait une formation en ligne pour apprendre à créer ses blocs de base et faire des transformations.

Ce que je trouve amusant, c’est que je suis tombé sur son post le lendemain ou le surlendemain de la publication du podcast où je déplorait l’absence de formation en ligne, enfin pas forcément l’absence, mais que je n’avais pas trouvé ce qui me convenait. Après quelques échanges avec Bérénice, et quelques ours de réflexion, je me suis lancée et j’ai acheté la formation complète, soit les blocs de base et les transformations. Ce n’est pas tout à fait donné, ça m’a coûté 210 €, mais j’espère que c’est un bon investissement.

Ça fait partie de mes projets 2025 (voir le billet précédent) et je m’y suis donc attelée la semaine dernière en commençant par prendre mes mesures.

La prise de mesures ce n’est jamais un très bon moment, surtout quand on a pris un peu de volume, ce qui est mon cas en ce moment. Mais bon, il faut l’accepter, et garder à l’esprit l’objectif qui est d’avoir des vêtements qui sont à ma taille, peu importe le chiffre qui est derrière. Mon projet central est d’arriver à avoir un pantalon mettable pour le printemps.

Après donc cette prise de mesures, je me suis attelée aujourd’hui à la création du bloc de base pour la jupe. Rien d’extraordinaire, on part du tour de bassin, et du tour de taille, on place les pinces, dans mon cas, cinq pinces au total.

La toile est faite dans un vieux drap de coton. J’ai décidé de faire une couture milieu dos pour pouvoir y insérer une fermeture à glissière invisible.

Ready! Évidemment c’est le jour où mon fer a décidé de se vider sur mon papier à patron
Hauteur de jupe60 cm
1/4 tour de bassin32 cm
1/4 tour de taille 22.5 cm
Hauteur taille-petites hanches11 cm
Hauteur taille-bassin27 cm

v0 : je me suis trompée dans mes mesures et j’ai pris le tour de petites hanches pour faire mon patron – évidemment c’est trop petit !!

v1 : la toile issue du patron refait

Mes débuts en moulage

Quand on commence à se demander comment est créé un patron, comment confectionner ses propres modèles, arrive un moment où on s’intéresse au moulage. Le moulage c’est cette technique de patronage en 3D, où au lieu de partir de mesures à plat et de créer un patron avec du papier, des règles et des perroquets, on va mettre en forme un tissu directement sur un mannequin, puis utiliser ce tissu mis en forme pour créer un patron.

Les pré-requis

Bien sûr, il va falloir du tissu à patron. En général c’est une toile de coton ni trop fine ni trop épaisse, et qui n’a aucune élasticité. Comme dans le cas de la réalisation d’une toile, si on prévoit un vêtement dans un tissu stretch, je suppose qu’il faut faire son moulage avec un tissu ayant les mêmes propriétés.

Ensuite il faut un mannequin à ses mesures (ou aux mesures de la personne pour qui on fait le moulage). C’est sûrement la partie la plus complexe. On ne va pas se mentir, les mannequins réglables ne sont en aucun cas proches de nos mesures ! Il faut donc le plus souvent partir d’une base et augmenter les volumes pour avoir quelque chose d’approchant. Ou alors avoir les moyens de se faire faire un mannequin sur mesure mais ça coûte plusieurs centaines d’euros.

Cours sur internet

Il existe au moins deux cours sur internet, le plus ancien sur Craftsy par Paul Gallo et le plus récent sur Artesane par Sophie Valantoine, dont une masterclass est disponible sur YouTube (partie 1 et partie 2).

Il y a aussi des livres sur le sujet mais je n’en ai consulté aucun (pour l’instant).

Première étape : poser les bolducs

Les bolducs, ce sont ces rubans dons, adhésifs ou non, qu’on vient positionner sur le mannequin pour donner les lignes directrices. D’après ce que j’ai compris, il y a les lignes principales (milieu devant et dos, côté, encolure et emmanchure) et puis on peut en ajouter pour définir le style, par exemple d’une encolure.

J’ai utilisé de la soutache pour faire les miens et ils sont posés avec de simples épingles. C’est loin d’être parfait surtout qu’avec l’utilisation de la mousse pour rembourrer, ce n’est pas très dense et les épingles du bas ne tiennent pas très bien. J’ai aussi positionné mes lignes de côté trop en arrière et ça se voit sur le premier projet.

C’est parti pour le moulage

On commence par couper une pièce de toile de coton rectangulaire, en suivant bien le droit-fil, de la hauteur prévue de la pièce plus quelques centimètres, et de la largeur prévue de la pièce, plus quelques centimètres.

A l’aide des mesures sur le mannequin, on positionne la ligne de poitrine, la ligne de taille et le milieu : ces lignes sont tracées au crayon à papier sur le tissu. Ensuite on vient positionner le tissu sur le mannequin avec des épingles, on vérifie bien les milieux et les lignes horizontales et on lui donne la forme voulue.

Dans le dos, pour avoir assez d’aisance, on ajoute très légèrement du tissu, par petites touches, le long de la ligne de carrure (sur les omoplates).

Une fois la forme souhaitée, avec des pinces et l’ensemble cranté si besoin, on trace au crayon les contours finis et les pinces, ainsi que tout autre élément qui pourrait être utile pour le patron.

Puis on décroche le tissu et on le repasse un bon coup : voici une première ébauche de patron !

Place à la toile

L’étape suivante est la même quelle que soit l’origine du patron : il faut tester ! J’ai fait la toile dans un tissu matelassé qui est dans mon stock depuis de nombreuses années. Cette étape m’a permis de me rendre compte de plusieurs choses :

  • Ma ligne de côté est donc trop en arrière
  • Mon raccord d’encolure à l’épaule n’est pas terrible
  • Le tout est un peu trop court

Et enfin, le projet final

Après les ajustements faits grâce à la toile, je me suis lancée dans la réalisation de ma pièce finale, que j’ai choisi de faire dans un simili laine bouillie qui est en fait du pur polyester (mais comme il est tout doux, je lui pardonne) et du lin bleu pour la doublure.

Je m’y suis assez mal pris pour la construction, je n’ai pas l’habitude de réaliser des pièces doublées sans manches et je pense qu’il y a moyen de faire plus de couture à la machine que je n’en ai fait. Ne sachant pas bien comment poursuivre, j’ai fait plein de coutures à la main, le point ne se voyant pas du tout dans ce tissu en relief.

Avec mes plus beaux chaussons ! assortis à mon gilet 🙂

Bilan

  • Ce que j’ai appris : clairement, une toute nouvelle technique, très satisfaisante
  • Est-ce que je le referai : oui ! Le moulage permet de voir directement ce que peut donner un vêtement. Toute la difficulté est d’avoir un mannequin au plus proche de notre morphologie
  • Ce que je ferais différemment : pour le moulage en lui-même, je dois modifier la ligne de côté de mon mannequin. Pour la couture de cette pièce, je devrais trouver une technique pour que le montage soit plus simple

Projets 2025

J’adore faire des plans, en particulier dans le domaine créatif. , il n’y a rien qui m’amuse plus, ce qui ne veut pas forcément dire que je vais terminer les plans en question. Mais l’élaboration des plans est une phase extrêmement stimulante .

  • Pas forcément projets individuels, plus des choses que j’ai envie de développer, projets au long cours
  • Bombers
  • Faire un modèle des années 30 avec la technique Haslam
  • Continuer le moulage si la première étape a marché
  • Continuer en modélisme avec peut-être les cours de The French Seamstress pour arriver enfin à faire un pantalon qui me va !
  • Finir mon botanic quilts, commencé il y a 3 ans
  • Apprendre les bases de la dentelle aux fuseaux
  • Intégrer la pratique de la broderie de luneville un peu plus dans mon quotidien pour avoir une chance de progresser

Mes projets pour 2025

Comme beaucoup, j’adore le début d’année, c’est l’occasion de faire des projets qu’on ne mènera pas à bout 😄
Plus sérieusement, j’adore planifier des projets, les décortiquer pour en extraire les principales étapes, établir un calendrier. Tout est encore possible à ce stade. Et puis la vie suit son cours, de nouveaux projets viennent s’intercaler et finalement, le beau Programme établi en début d’année n’a plus lieu d’être.
J’ai appris au fil des années à ne pas tellement me soucier de cela. Je ne considère pas ça comme un échec, ce n’est ni bien ni mal, c’est.
Alors autant profiter de ce qui me fait plaisir, c’est-à-dire la planification, et accepter que tout ne sera pas réalisé, et ce n’est pas grave car il y aura plein d’autres projets. Je me laisse ainsi le loisir de me laisser surprendre par ce qui arrive.
Je n’ai donc pas ici des projets très précis, plutôt des grandes tendances.

Projets pour 2025

  • Apprendre ou poursuivre mon apprentissage du modélisme. Je me suis inscrite à la formation au patronage à plat de The French Seamstress. Je teste aussi le moulage. Que de jolies choses à venir !
  • Apprendre la dentelle aux fuseaux. J’ai les fuseaux – c’est un bon début – et je dois maintenant trouver une formation, un cours ou un modèle qui explique bien le processus et qui ne soit pas trop lourd. J’ai en tête la réalisation d’une bordure en dentelle à appliquer à une encolure en V.
  • Pratiquer la broderie de Lunéville. J’ai tout ce qu’il faut, il faut juste que je m’y mette !

Episode 1 : Patronner une jupe à panneaux

Bienvenue dans ce premier « vrai » épisode ! Si vous avez écouté les contenus précédents, vous aurez constaté qu’ils étaient conçus plutôt comme des journaux créatifs, mais pas nécessairement comme des touts homogènes. 

Aujourd’hui donc, je vous propose un épisode sur le format que j’avais imaginé quand j’ai pensé initialement à ce podcast : un moment où je vous emmène du début à la fin dans un projet lié aux arts du fil. 

L’épisode du jour, c’est un projet théoriquement pas trop compliqué mais on va voir que ce n’est pas pour autant qu’il ne faut pas faire attention. Je projette donc de me faire une jupe d’hiver à panneaux.

Suivez-moi dans cette aventure !

Ressources : 

Très fière de mon zip invisible !
La jupe en mouvement

Soutien-gorge de sport Ingrid de Pin Up Girls

Enfin, un projet qui arrive à aboutissement après deux ans d’attente ! J’avais besoin de ce soutien-gorge de sport, ceux que j’ai actuellement d’une grande marque de matériel de sport français commencent à arriver en fin de vie. Mais vu le temps que ça m’a pris de réaliser ce projet, je pense que je n’étais pas très motivée…

Peu importe, c’est fait maintenant. Le modèle est de la marque Pin Up Girls, c’est le soutien-gorge Ingrid. Je l’ai dans mon stock depuis quelques années déjà, je l’avais acheté pour réaliser un soutien-gorge à une amie qui a subi une mastectomie. Ce modèle n’a pas d’armatures ce qui convient très bien après ce type d’opération. Étant donné qu’il est plutôt couvrant, je me suis dit qu’avec du tissu adapté, il pouvait parfaitement bien faire un soutien-gorge de sport, c’est pourquoi j’ai sélectionné ce modèle là plutôt qu’un autre.

J’aime beaucoup le système de taille de cette marque : elle part de votre tour de sous poitrine (un classique) et de la mesure entre l’endroit où se retrouvent le sein et le torse et la pointe du sein. Pour avoir cousu plusieurs de leur soutien-gorge, je trouve que c’est une façon de choisir une taille qui est bien adaptée et je n’ai jamais eu trop de surprises dans ce domaine. Peut-être ai-je simplement eu de la chance !

Pour le tissu, j’ai choisi de la récup. Ceci est un modèle brouillon, une toile que j’ai prévu pour être mettable. Ça m’a permis de tester le tissu et la taille. Il y a quelques mois. j’avais acheté sur Vinted un T-shirt de course à pied que je pensais être à ma taille et qui s’est avéré être trop petit. Il est fait dans un tissu technique relativement stable, je l’ai donc mis de côté pour le réutiliser pour me faire un soutien-gorge de sport.

Le résultat est très satisfaisant ! Je ne l’ai pas encore porté pour aller courir, je ferai donc un test de soutien un peu plus tard mais c’est déjà plutôt prometteur. J’ai consciencieusement découpé mon T-shirt et normalement il me reste de quoi faire deux autres soutien-gorge.Le seul problème que j’ai avec cette marque, c’est que les intérieurs ne sont pas très jolis. Ils sont rarement doublés parce que le plus souvent c’est un tissu duoplex (un tissu très stable qui ne nécessite pas de doublure). Ce n’est donc pas très très joli. Dans une prochaine version, je veillerai à doubler le soutien-gorge pour obtenir quelque chose de plus joli et avec un soutien accru.

Je n’ai pas fait mon travail le plus propre !

Autre petite modification à apporter : je vais probablement modifier légèrement la courbe du dos. Le dos est en triangle, plutôt qu’en nageur et je préfère un petit peu plus d’arrondi. Même si finalement peut-être que le triangle est ce qu’il y a plus adapté pour faire un soutien-gorge de sport ?

Une robe pour ma princesse

Ma grande princesse quitte l’école primaire et à cette occasion, son école a organisé une boum pour les CM2 le dernier jour de l’année. C’était très réussi, il y a eu beaucoup de rires (paraît-il, c’était interdit aux parents) et beaucoup de larmes à la fin.

Pour cette occasion spéciale, ma fille avait passé commande d’une robe, avec tout un cahier des charges. C’était drôle de discuter avec elle des différents éléments qu’elle souhaitait : longueur et forme de la robe, présence et type de manche, accessoires, etc. J’ai même le croquis réalisé à deux mains !

Un vrai travail d’équipe !

Nous avions donc au menu :

– une robe longue, s’arrêtant entre la cheville et mi-mollet

– une taille Empire

– des fronces sous la taille (oups, je les ai oubliées)

– un corsage cache-cœur

– des manches tulipe

– un zip au milieu dos

Le tissu choisi par la demoiselle est une viscose turquoise avec une impression de feuilles ou de plumes stylisée métallisées qu’elle avait repéré chez Tissu des Ursules en mars ou avril dernier. A l’époque, j’en avais pris 1,50 m ; ce n’est bien évidemment pas assez pour une robe de cette longueur et avec une grande ampleur. J’en ai donc racheté et ce détail a son importance pour la suite…

Un peu de repassage n’aurait pas fait de mal !

Le patron

La réalisation du patron s’est faite – bien sûr à partir du cahier des charges ci-dessus, mais aussi à partir de l’un de mes livres de transformation préférés : Building Block Dress de Liesl Gibson. Dans ce livre à destination des filles de moins de 12 ans, l’autrice propose, à partir d’un patron de robe de base, de faire diverses transformations pour arriver à des styles variés. Cela peut être sur le col, la taille de la jupe, la forme des manches, etc. Et pour chaque transformation, il y a des photos du résultat et un pas-à-pas détaillé et très bien illustré de ce que l’on doit appliquer au patron. Enfin, il y a des explications pour coudre les pièces, ce qui est utile par exemple pour les manches tulipe dont la forme n’est pas forcément intuitive.

J’ai tracé le patron de base en taille 10 après avoir vérifié les mensurations de la demoiselle et commencé les modifications : relèvement de la taille, augmentation de l’ampleur de la jupe, transformation des pièces dos pour mettre un zip invisible et non une bande de boutonnage, cache-coeur devant et manches tulipe.

Corsage un peut grand mais c’est caché par le ruban doré
Ouf ! Ça tourne !

Le tissu

Comme indiqué plus haut, ce tissu est 100 % viscose, donc 100 % pas durable et 100 % chiffonnable. Je vais essayer de faire un peu plus attention à mes achats de tissu prochainement, mais il faut avouer que le prix est attrayant. J’ai donc acheté ce tissu en deux fois, et visiblement il vient de deux rouleaux différents puisqu’il y a une légère différence de teinte du bleu. Sur l’une des pièces, il paraît plus jaune. Bien sûr, même si dans un coin de ma tête je le savais, je n’ai pas fait attention au placement de mes pièces de patron. Sur la première pièce de tissu j’ai mis la jupe dos avec le corsage devant et l’inverse sur la deuxième…

Sur les photos ça ne se voit pas trop mais quand je l’ai cousu, je me suis donnée des baffes (au figuré, pas de violence). C’est aussi pour ça qu’on a ajouté un ruban doré à la « taille », ça permet de marquer la « taille » et aussi de cacher la différence de teinte. Et puis comme le corsage s’avère un peu grand, ça permet de le resserrer légèrement (notamment au dos).

Pas de difficulté particulière pour la couture de ce tissu et de cette robe : j’ai coupé un long ruban de biais pour fixer à l’encolure et éviter qu’elle ne s’étire trop. Seules les deux pièces dos sont entoilées pour la fermeture à glissière. Cette dernière est parfaitement posée (oui oui, je me félicite !) : depuis que je bâtis systématiquement mes fermetures, ça va beaucoup mieux ! Je repasse aussi la fermeture avant pour qu’elle s’enroule bien ensuite.

Manche tulipe

J’avais précisé à ma « cliente » que les manches tulipe dans ce tissu mou, ce n’était pas forcément idéal, mais c’est ce qu’elle voulait.. Je dois reconnaître que ça fait son effet !

La manche tulipe in situ
On voit que le corsage est un peu grand et le ruban piqué à la main par endroits
J’ai fait du beau boulot sur la fermeture à glissière invisible !

Ce que j’ai appris

J’ai appris grâce à ce projet à patroner un cache-coeur et une manche tulipe. Rien de bien sorcier dans les deux cas, mais je suis contente de l’avoir fait. Même si elle sera bientôt trop grande pour les patrons inclus dans le livre, puisque ça s’arrête à 12 ans, je garderai le bouquin : les transformations proposées s’adaptent à différents types de projets. La seule différence, de taille, c’est qu’il n’y a pas besoin de gérer de poitrine.

Ce que je ferai différemment

Idéalement, j’achèterai le métrage nécessaire en une seule fois. Ou à défaut, j’essaierai d’utiliser la même pièce de tissu pour TOUT le devant ou TOUT le dos au lieu de mixer les deux.

Enfin, je prendrais le temps de laisser la robe se reposer et s’étirer : pour bien faire, il faudrait que je découse l’ourlet, que je laisse pendre la robe, et que je le refasse.

En tous cas, j’ai eu des félicitations de ses copines suite à la boum !

Journal audio : jour 2

A nouveau modélisme et broderie à l’ordre du jour !

Je vous parle des ⁠vidéos YouTube de Mariah Pattie⁠, des poches de la marque Sewaholic et notamment la ⁠jupe Hollyburn⁠.

Le ⁠tissu Tencel bleu⁠ vient de chez Un Chat sur un Fil mais n’est déjà plus disponible.

Je poursuis mon échantillon de broderie Renaissance avec le ⁠cours de Martine Biessy sur Artesane⁠⁠.